Principes Fondateurs
Le temps
Pour nous, les arts vivants incluent la création, transmission, répétition. Nous, compagnies permanentes à l’origine du Galpon considérons que notre travail artistique ne doit pas seulement se consacrer à la production de spectacles. Pour être vivants et créatifs, nous devons aussi nourrir la recherche et la formation. Dans notre façon d’envisager la gestion du Galpon, nous mettons tout en œuvre pour que ce lieu soit une « friche » où tout serait à inventer, à semer, où tout pourrait naître...
L’intermittence est un état qui nie la force créative de l’artiste. Pour l’acteur, le danseur, le musicien, le travail permanent, la recherche et l’entraînement quotidien sont vitaux. La continuité et la régularité sont essentielles pour l’artiste alors que le vide de l’intermittence le morcelle. Les artistes qui font partie du Galpon désirent, et constituent un groupe, une équipe, pour construire et affirmer ces relations créatives, pour échanger et confronter ses expériences. Nous pensons que la ligne artistique d’un théâtre ne doit pas oublier cet état de choses.
Nous voulons – et c’est ainsi que notre lieu est perçu par la profession - que le Galpon soit une maison qui permette de prendre le temps de la recherche,de la création et de la répétition. Une maison dont les responsables n’interviennent pas dans le travail des compagnies en train de créer mais veillent à ce que les lieux soient utilisés au mieux de ce qu’ils offrent en termes de temps et d’espace.
L’espace : Un plateau libre pour la création
Le Galpon a été façonné par ses membres fondateurs et de nombreux amis qui ont mis la main à la pâte pour qu’il corresponde aux besoins artistiques et culturels des compagnies permanentes et celles qui y sont accueillies. C’est donc un véritable choix de concevoir un espace de représentation comme un plateau libre, c’est à dire un espace modulable qui ne soit pas soumis à l’esthétique de la scène à l’italienne (gradins fixes public frontal). Cette particularité architecturale du Galpon permet aux créateurs d’aujourd’hui de penser librement la relation entre le public et les artistes et d’inventer des espaces scénographiques.
